samedi 9 novembre 2013

« Impressions » de Vladimir Sokolov à l’Académie russe des beaux-arts

© Photo : Vladimir Sokolov

 Des portraits raffinés, des natures mortes solaires, des croquis de voyages et d’arrière-cours de Moscou. Les salles d’exposition de l’Académie russe des beaux-arts accueillent l’exposition Vpetchatlenia (Impressions). Il s’agit de la première grande rétrospective des œuvres du peintre Vladimir Sokolov en Russie. Cent cinquante travaux, embrassant toute la biographie artistique du peintre, y sont présentés.


Le destin de Vladimir Sokolov était apparemment prédestiné à être lié à l’art. Il est né dans la famille d’un des peintres les plus célèbres de la période soviétique : Nikolaï Sokolov, membre des « Koukryniksy », pseudonyme de trois peintres : Kouprianov, Krylov, Sokolov. Cependant, son illustre père ne l’a pas poussé à devenir peintre.

« Mon père ne m’a jamais poussé vers la peinture. Quand j’avais 26 ans, un ami, qui venait de finir la Haute École des Arts et Industries (l’ancien Institut Stroganov), m’a proposé de travailler avec moi lorsqu’il a vu les peintures que j’avais faites pour moi. En trois mois, je me suis préparé aux examens et suis devenu étudiant.

Mon père ne m’a jamais dit comment peindre. Il disait que la peinture pouvait être de toute nature. Il était réaliste, mais il admirait Picasso et aimait les impressionnistes. C’est pourquoi, quand je lui ai montré mes travaux, il a regardé et a dit : « Beaucoup de travail a été accompli, en vain ». Il ne m’a jamais félicité», raconte Vladimir Sokolov à La Voix de la Russie.

Après avoir terminé l’Institut Stroganov, Vladimir Sokolov s’est occupé d’intérieurs, a travaillé comme artiste en chef du pavillon des foires et expositions internationales à la Chambre de commerce et d’industrie de l’URSS. Difficile de dire quel aurait été son destin artistique si le célèbre peintre Taïr Salakhov n’avait vu ses travaux au milieu des années 1970. Il les estimait hautement. Dès lors, Vladimir Sokolov a commencé à accorder plus d’attention à ses propres œuvres.

L’œuvre de Vladimir Sokolov jouit depuis plusieurs années d’une popularité méritée dans le monde entier. L’artiste se rappelle que, dans les années 1980, lorsque la Russie était le premier vendeur d’art en Europe, son travail avait attiré l’attention de galeristes français, qui lui ont commandé trois cents peintures, puis l’ont invité à Paris.

Après s’être rendu compte de la popularité des œuvres russes en Europe, Vladimir Sokolov a participé activement à l’organisation d’enchères au célèbre hôtel Drouot. Selon le peintre, lors des premières ventes, environ 80 % des lots présentés ont été vendus. En général, une vente est considérée comme bonne lorsqu’un tiers des travaux sont vendus. Ces résultats ont donc agréablement surpris les organisateurs. Les activités d’enchères de Vladimir Sokolov ont duré jusqu’en 1992. Pendant ce temps, il a apporté en France les œuvres de nombreux artistes russes, dont des étudiants de l’Institut Stroganov.

Vladimir Sokolov voyage beaucoup. Des feuilles graphiques « En Inde, Turquie, Amérique latine, etc. » sont le résultat de ces voyages. Les historiens et critiques d’art soulignent unanimement le grand goût artistique, la maîtrise d’exécution et la véracité vitale de ses travaux.

« Je vis heureux parce que je peux faire ce que je veux. Je ne dois pas peindre sur commande. Je peins ce qui me plaît et ces tableaux, à leur tour, plaisent au public», conclut l’artiste. T



Rédaction en ligne, Armen Apressian                                                         La Voix de la Russie

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire